Des actions étonnamment petites, peuvent avoir des effets étonnamment grands

Le 11 mai 2020 restera dans nos annales nationales, sans aucun doute comme la date du début du déconfinement, peut-être comme celle d’un retour vers une normalité et, souhaitons-le, comme nos premiers pas dans le monde d’après.

Les questions à adresser sont vertigineuses, la complexité de ce qu’il y a organiser est colossale et combien va être lourde la tâche d’un grand nombre d’entreprises pour restaurer une activité économique pérenne.

Prévoir, organiser, planifier la reprise tout en intégrant les nouvelles contraintes de distanciation sociale … la pression monte. Elle fait suite à celle, à peine absorbée, générée par le confinement précipité. C’est sans relâche que nos esprits s’échauffent, surchauffent, s’épuisent aussi parfois, dans des micro burn-out qui ne disent pas leurs noms.

Nombreux sont ceux, dirigeants et managers, qui ont besoin de reprendre souffle et hauteur, de se poser pour pouvoir répondre plutôt que réagir.

Bien sûr il y a les plans d’actions, inévitables et utiles.

Mais les leaders savent que dans une situation d’incertitude et d’inquiétude comme celle que nous vivons, un plan d’actions ne peut suffire. Il s’agit d’autre chose pour redonner confiance, mettre en mouvement, rassurer et mobiliser.

Ces besoins et attentes des salariés sont aussi les nôtres de citoyens.

Et au-delà, il y a nos aspirations. Nous sommes nombreux depuis déjà quelques temps, à rêver d’un autre mode de vie plus écologique et moins consumériste, moins inégalitaire et plus social, plus spirituel et moins matérialiste.

C’est le moment, l’occasion est là, inattendue et bien réelle de faire un pas, de ne plus attendre, de nous impliquer concrètement et spécifiquement vers ce désormais nommé « monde d’après ».

Alors qu’est-il possible de faire pour passer de l’intention à l’action, quel pourrait être notre premier pas ?

Deux questions pour semer les graines de votre potentiel « eureka » ultérieur. Elles s’adressent aux patrons et « décideurs », en charge d’une aventure humaine qu’il va falloir ré-organiser et porter. Ces questions peuvent bien sûr concerner un collectif. Elles se posent néanmoins à chacun de nous. Nous avons tous des sphères de responsabilités. Nous avons tous un impact sur notre environnement et notre écosystème. Les transformations sont d’abord des mouvements intérieurs.

Alors engageons-nous, commençons, mettons en œuvre, individuellement et quelque en soit le champ d’application, nos réponses les plus intimes à ces deux premières questions : que devrai-je absolument et définitivement arrêter de faire, lors de cette « reprise », car ce serait je le sais, totalement stupide ? et, quelle serait, s’il n’y en avait qu’une seule, l’action la « plus pertinente possible » dont je serai fièr.e et que je me sens capable de réaliser ?

Des actions étonnamment petites, peuvent avoir des effets étonnamment grands…